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C'est une véritable tempête politique que Nicolas Sarkozy a déclenché mardi en Irlande, en affirmant que «les Irlandais devraient revoter», sur le traité de Lisbonne, qu'ils viennent de rejeter par plus de 53 % des voix, voici un mois. Dans le camp du «oui» comme dans celui du «non», on cache mal sa fureur.
À Paris, les conseillers présidentiels ont redoublé, mercredi, de diplomatie. «C'était une réunion interne, ce n'était pas une déclaration officielle du président de la République, a souligné Henri Guaino sur France 2. Lors de sa visite à Dublin, le chef de l'État «va essayer d'évaluer la situation», a-t-il insisté. «L'une des solutions, a-t-il précisé, c'est effectivement de demander éventuellement le moment venu aux Irlandais de revoter, probablement pas sur le même texte exactement, peut-être avec des exceptions. Nous verrons».
